Points de vue / / La fracture sociale n’est pas là où on l’attend !!!

En tant que chef d'entreprise et animateur de réseaux sur la Cornouaille, je suis stupéfait par l'actualité récente et vous livre mes impressions de citoyen et d'employeur :

Sur l'écotaxe :
Quel autisme de la part du gouvernement sur un tel sujet, mais pas seulement de la part du gouvernement. J'observe que quelques politiques locaux s'inquiètent déjà des répercussions sur les élections municipales à venir...
Une image du village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur (...) qui tourne en ce moment sur facebook devrait inciter les décideurs d'en haut à une grande prudence car, quand le Bretagne grogne, on ne la calme pas avec des "observatoires", promesse de ce jour du ministre de l'agriculture qui n'a manifestement pas pris la mesure du mouvement.
Le coeur de granit des Bretons, belle expression récente de Jean-Guy Le Floch, ne va pas s'attendrir sur cette question de l'écotaxe, car elle est la goutte d'eau qui fait déborder la marmite...
Depuis 5 ans, gauche et droite confondus, les énarques parisiens ne pensent qu'à sauver leur fauteuil confortable en créant chaque jour de nouveaux impôts plutôt que de réduire leurs dépenses dont ils ne se souviennent même plus du pourquoi ni du comment.
Sur Leonarda :
Si un chef d'entreprise renie le règlement intérieur de son entreprise, il s'expose aux prud'hommes, contrôle de l'inspection du travail, du fisc et autres petits plaisirs qui font les nuits blanches...
Le Président de la république, qui n'a jamais vécu cette expérience de responsable d'un centre de profit (...), vient de se renier, lui et ses ministres, dans cette affaire pitoyable en prenant une décision qu'un gamin de 10 ans n'aurait pas prise avec seulement un peu de bon sens...
Mais il y a les lycéens qui rêvent de faire leur mai 68 et ça, ça fait peur...

D'un côté, on n'écoute pas une région entière qui souffre en silence depuis longtemps, et de l'autre on augmente le son de façon inouïe sur une affaire qui n'aurait pas mérité un entrefilet dans la presse.

Qui est responsable ?
Ces politiques qui sont prêts à financer la misère du monde, sans imaginer une seconde d'où vient l'argent et qui râlent ensuite contre ces patrons qui licencient parce qu'ils subissent la concurrence de l'élargissement irréfléchi de l'Europe. Qui parle en ce moment des ouvriers polonais sous-payés en Allemagne pour abattre nos porcs parce que l'Europe le permet ?
Ces médias qui hurlent à l'injustice avant même d'avoir enquêté et fait leur métier ?

Les 2 sans doute.

La fracture est là entre ces politiques qui ne pensent qu'à la prochaine échéance électorale en gérant au mieux les dépenses, quitte à en inventer de nouvelles, et le monde économique fait de ces salariés bretons, connus partout pour leur sérieux et le record français de présentéisme au travail et de leurs dirigeants qui ont leur belle région chevillée au coeur et se battent pour maintenir leurs entreprises au pays.

Daniel Champs
Porte parole du CEC