Points de vue / / 1 jour 1 métier pour 173 étudiants : 10ème succès grâce à 70 tuteurs dans 44 entreprises !

Les résultats de cette opération ont été présentés le 7 décembre par Didier MARGERAND, en amphi, aux 173 étudiants en présence - pour l’IUT - du directeur Frédéric HERVE, de Frédéric LE DUIGOU (Chef de département Techniques de Commercialisation), Karine ADAM (Coordinatrice pour l'IUT de 1 jour 1 métier) et plusieurs autres enseignants.

Les professionnels présents représentaient environ 15 entreprises sur les 44 - dont 11 nouvelles - qui ont participé à l’opération.

Parmi ces entreprises, 19 font partie du Club d'Entreprises de Cornouaille, co-organisateur avec l'IUT de l'opération :

Armor Informatique, Aviva Quimper Odet, Aviva Quimper Prat Maria, BMW Mini Quimper, Britel, Cabinet Alizé, Cadiou Industrie, CLG Immobilier, Crédit Agricole du Finistère, Gorioux RH Partners, Hissez Haut, Labexia Carso, Maison Georges Larnicol, Primset, Self Tissus, Temporis, Tipiak, TOAD, Veolia.

Les résultats montrent que les objectifs initiaux ont été atteints : l’apprentissage de la prise de contact avec l’entreprise, la découverte du métier de commercial et les comportements à adopter dans le monde professionnel.

Pour plus d'infos, regardez le "Bilan 1 jour 1 métier 2016", présentation faite en amphi et mise à disposition des étudiants sur l’Intranet de l’IUT.

1 jour / 1 métier est devenu un incontournable de la formation Techniques de Commercialisation et nous faisons déjà appel à la bonne volonté de chacun d’entre vous pour la reconduire en 2017.

 

 

Points de vue / / Matignon va créer une nouvelle taxe pour « aider » les régions à se développer

Une nouvelle taxe supplémentaire sur les mêmes bases que la taxe foncière.

Cet article du Figaro décrit l'intolérable pour les entreprises, les chefs d'entreprises et surtout l'ensemble des contribuables.

1) "Les régions réclamaient plus de moyens pour financer le soutien aux TPE-PME et l'accompagnement économique qui était auparavant assumé par les départements et qui est passé dans le champ de compétence des régions depuis la loi NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale de la République). En application de la réforme territoriale, ce sont donc désormais les régions qui sont en charge de cette mission. «Le gouvernement a entendu la demande des régions de disposer de nouvelles ressources pour le développement économique et l'emploi, répond Matignon».

==> décodage "on met en avant le développement économique et l'emploi + pas de doute que pour de si nobles desseins, il est légitime de vouloir des ressources "supplémentaires" + création d'une taxe ad hoc !!

Ce qui n'est pas dit : les départements ne sont plus en charge de ces sujets, la vraie bonne solution est de transférer les ressources correspondantes aux régions ==> FAITES-LE, parlementaires et membres du gouvernement

 

2) «On sent bien que le gouvernement a l'intention de travailler avec les régions, la question se pose de savoir comment tout cela peut se boucler financièrement» de Philippe Richert (Les Républicains), le président de l'Association des régions de France

==> Lui, il est dangereux !

Pilosité abondante : on caresse dans le sens du poil et on se tient par la barbichette ...

Pour information : 18 ans à l'Education Nationale puis uniquement carrière politique ... pas vraiment la vraie vie !

 

3) Ce énième impôt inquiète le Medef qui appelle le couple exécutif à «respecter leurs engagements de cesser d'augmenter la fiscalité»

"Cette fuite en avant est très préoccupante. L'urgence reste de baisser la fiscalité sur les entreprises», dénonce Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef en charge de la fiscalité.

==> plutôt gentil, lui aussi, le Medef ! "Préoccupant", c'est bien loin de "dénoncer l'inacceptable, l'intolérable" ou "Encore un choix qui va contre la compétitivité des entreprises et l'emploi"

 

Entrons en résistance contre chaque velléité de taxation supplémentaire et favorisons toute tentative de baisse !

Didier MARGERAND
Fabrice DROUILLARD

 

Daniel Champs

Points de vue / / Au revoir Daniel !

Depuis un an, tu t’es battu avec beaucoup de volonté et d’optimisme,  sans perdre ton humour débordant, tout en nous « disant les choses » comme elles étaient. Une leçon de courage et de vie !

Daniel ChampsLes 60 membres actuels te sont reconnaissants d’avoir initié en 1997 la fondation du Club d’Entreprises de Cornouaille. Tu en as été le membre le plus actif :

  • présidence de 1998 à 2000
  • lancement de Cornoualia, devenu avec 150 personnes un groupement majeur d’employeurs en Bretagne
  • création de notre site Internet
  • création en 2007, avec le département Techniques de Commercialisation de l’IUT, de l’opération annuelle 1 jour 1 métier
  • création du Club des clubs économiques de Cornouaille
  • création de groupes métiers destinés aux collaborateurs de nos entreprises
  • création du baromètre de l’économie cornouaillaise
  • prises de position incisives, toujours en faveur de l’entrepreneuriat, de la prise de risque des entrepreneurs (de PME …), de la nécessité de réduire le poids de la sphère publique
  • initiatives sur les projets structurants de la collectivité : ligne LGV, aménagement gare, la pêche

Lorsque ta maladie s’est déclarée, tu as tenu à assurer ta succession, en privilégiant l’avenir du Club et de ses actions. Il y a un mois seulement, tu as pris (un peu) de distance vis-à-vis du Bureau.

Ne t’en fais pas, nous ferons en sorte, en particulier tes 17 filleuls membres actifs du Club, de poursuivre le travail entamé il y a près de 18 ans.

Ardent défenseur et amoureux inconditionnel de la PME, des chefs d’entreprise et de leur prise de risque, tu t’es toi-même investi : concessionnaire automobile Fiat / Alfa-Roméo / Lancia, puis repreneur de Cornouaille Interim, avant de créer le site de vente de véhicules d’occasion Carouest.

Dans chacun de tes mandats bénévoles, tu restais discret sur tes autres engagements actuels ou passés : administrateur du Medef, président de Santé au Travail, membre engagé du Rotary. Nombreux sont ceux qui peuvent témoigner de ton énergie infatigable au service des autres.

Daniel, tu resteras pour nous un créateur, battant généreux et joyeux, et ton nom associé à ce qui a fait ta vie : ta famille, les jeunes, les entreprises et le libéralisme, la Bretagne avec mention particulière pour la Cornouaille.

Que sa nombreuse famille, sa femme Odile, ses enfants, belles-filles et petits-enfants, sachent que nous te garderons présent dans notre cœur.

Merci !

Les membres du Club d’Entreprises de Cornouaille

Téléchargez l’article de Jacky Hamard (Le Télégramme, 02/03/15)

Daniel Champs - article du Télégramme (03/03/2015)

 

Points de vue / / Les voeux du Club d’Entreprises de Cornouaille

Message personnel :

Aux médias:

Arrêtez de "plomber" l'ambiance et le moral des français en nous abreuvant en permanence de mauvaises nouvelles toutes plus anxiogènes les unes que les autres.

Mettre régulièrement le projecteur sur des succès, des réussites, des actions positives, permettrait peut-être de rétablir un équilibre aujourd'hui compromis et contribuerait probablement à remonter le moral des "troupes".

Aux élus, locaux et nationaux:

Faites des économies dans vos actions quotidiennes et arrêtez de dépenser plus que vous gagnez.

Comment avez-vous pu depuis 30 ans emprunter impunément et détériorer nos finances publiques à tel point qu'aujourd'hui l'essentiel des ressources du pays passe dans le remboursement de la dette ?

Comment n'avez-vous pas eu le réflexe de gérer en "bon père de famille" qui en face de ses recettes gère ses dépenses et essaye en plus d'épargner?

Arrêtez enfin d'avoir recours à des taxes et prélèvements tous plus lourds les uns que les autres qui alourdissent les comptes des entreprises et détériorent leur compétitivité. Mettez enfin votre énergie pour encourager et libérer l'esprit d'entreprendre.

La bonne santé de nos entreprises contribuera à financer vos projets sociaux et vos équipements divers . Mais ne mettez pas "la charrue avant les bœufs" en faisant l'inverse, dépenser d'abord et ensuite présenter l'addition en alourdissant de plus en plus la fiscalité.

Aux institutions financières:

Arrêtez de jouer au Casino et essayez de financer plutôt l'économie réelle que l'économie virtuelle.

Aidez les petites et moyennes entreprises à se développer et à investir.

C'est le seul moyen de permettre à l'économie d'avancer, et à l'emploi de se développer.

Le risque de défaillances d'entreprises existe naturellement, il est certes plus élevé que de tout placer sur le livret A, mais il faut peut-être inventer une banque spécialisée, mutualisant des fonds publics et privés venant de divers acteurs, qui pourrait donner un coup de pouce significatif aux entrepreneurs et endiguer l'asphyxie du système découlant de la frilosité des banques traditionnelles qui doivent aujourd'hui soigner leurs fonds propres et leurs ratios.

Aux administrations:

Essayez d'être des facilitateurs de création et d'esprit d'entreprise plutôt des facteurs quotidiens de complication qui nous éloignent de notre préoccupation première : trouver et servir nos clients.

Le respect des règles est bien entendu nécessaire mais simplifions quand cela est possible et ne mettons pas trop de bâtons dans les roues à ceux qui veulent avancer.

Charger quotidiennement un peu plus le sac à dos d'un coureur de fond ne lui permettra pas de gagner le marathon!

Aux Français enfin:

Arrêtez de vous plaindre et de râler, nous avons un beau pays, généreux et démocratique, et nous avons besoin des énergies de tous pour appuyer sur l'accélérateur et non sur le frein.

Prenez le temps de regarder ce qui se passe dans d'autres pays, moins gâtés, et vous relativiserez vos petits "bobos" et votre situation.

2012 sera peut-être une année difficile mais si nous baissons les bras le résultat sera encore pire.

Alors, retroussons nos manches, courage et bonne année!

Points de vue / / Pourquoi la proposition de lier Dividendes et Salaires est-elle démagogique ?

Démagogie ? Manque de courage ou de réalisme ?

"Le chef de l'Etat propose de lier dividendes et « prime » pour les salariés"

voir http://www.lesechos.fr/economie-politique/fran/actu/0201288205060.htm?xtor=RSS-2010

Je ne suis pas opposé à ce qui est envisagé, pour autant que la réciprocité s'exerce : quand les dividendes diminuent, .....

De même, dans ce cas pourquoi ne corrigerait-on pas les cas où les salaires sont payés normalement et où aucun dividende n'est versé aux actionnaires ?

Pas sûr que ce soit dans l’esprit de ce qui est prévu !

Etre salarié et actionnaire sont 2 statuts différents, avec des devoirs et des avantages différents, mais cohérents dans l’ensemble :

- Actionnaire

* Engagement durable ; en particulier dans les entreprises non cotées, où la liquidité de la participation est faible

* Risque important sur l'engagement financier : possibilité de perte importante voire de disparition du placement effectué ; en cas de difficulté, les créanciers ordinaires sont prioritaires par rapport aux actionnaires

* En contrepartie, perspectives de plus-value importante à long terme

- Salarié

* Engagement à court terme : n'importe quel salarié (voire tous) peut quitter son entreprise en 2 à 4 mois selon le poste occupé, ce qui peut créer parfois de sérieuses difficultés pour l’entreprise donc l’ensemble des salariés qui en font partie

* Risque financier faible : les obligations de l'employeur imposent de respecter des salaires minimaux, qui augmentent chaque année

* Lien faible (c'est voulu) avec les résultats de l'entreprise : ce lien se fait à travers la participation des salariés (entreprises de plus de 50 personnes), et dans certaines entreprises à travers l'intéressement et les parts variables de rémunération

Globalement, les variations se font de la façon suivante :

- résultats de l'entreprise : variations très importantes (résultat net comptable fréquemment entre -5% et +7% du chiffre d'affaires)

- retour pour l'actionnaire (dividendes et plus ou moins-value à la revente) : variations importantes

- versements aux salariés (salaires + participation + intéressement + indemnités, ...) : variation atténuée (amortie) par rapport aux 2 autres points ci-dessus

A noter les propos exacts du chef de l'Etat :

"Je ne peux pas accepter que pour les entreprises du CAC 40 on ait pu distribuer plus de 40 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires et que, en même temps, on explique qu'il n'y ait pas d'argent pour les salaires"

Mais (voir http://www.ricol-lasteyrie.fr/doc/CAC%2040/Communique%20de%20presse%20CAC%2040%20Vdef.pdf PRESENTATION DU 4ème « PROFIL FINANCIER DU CAC 40 », Ricol Lasteyrie, 28/06/10) :

- Les charges de personnel des mêmes entreprises représentent environ 210 milliards d'euros.

- Les actionnaires ont également investi 24 milliards d’euros apportés aux entreprises du CAC 40 en 2009, le plus souvent pour leur permettre de renforcer leurs fonds propres.

- Les résultats nets des sociétés du CAC 40 ont reculé de 18,7 % en 2009 après un recul de 40,7 % en 2008.

Le genre de communication de l'article déforme la réalité et nuit beaucoup à l'image des entreprises. On est proche de la calomnie !

Quant aux "actionnaires" : il y a environ 8 millions d'actionnaires en France, bon nombre parmi nous et nos collaborateurs le sont sans doute à titre individuel.

Beaucoup d'amalgame donc dans le discours politique...

Didier Margerand,

Président ENAG Quimper

Vice Président du Club d'Entreprises de Cornouaille

Points de vue / / Déficit de l’état : Une autre façon de calculer plus réaliste qui fait peur

Dans toute entreprise privée, l'un des ratios les plus connus est le Résultat net / CA.
D'une façon analogue, il me semble que pour l'Etat, un ratio est essentiel est Total dépenses / Total recettes.
Je pense aussi que la plupart d’entre nous ne le connait ni même n'en a une idée approximative.
Pourquoi ?
Réponse : la désinformation. Nous avons tous en tête cette fameuse barrière de 3% du PIB pour le déficit public. Elle est pertinente, mais très trompeuse surtout quand on la franchit.
Cherchez sur Internet "déficit public" ou analogue. Peu de chance de trouver le ratio dépenses / recettes.
La Cour des Comptes examine régulièrement ces comptes et publie un rapport. Ainsi, récemment sur les comptes 2009
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000248/0000.pdf
Compte de résultat de l'Etat, pages 79 et 80 (en milliards €)
- 337,6 Total charges nettes
- 239,9 Total produits régaliens nets
- -97,7 Solde des opérations de l'exercice
Les charges dépassent donc les produits de 40,7% !!!
C’est pour ainsi dire le RNC / CA de l'Etat : -40,7% en 2009 ; je crains le pire pour 2010
Ce ratio dans le passé était -25,0% en 2008
et -15,4% en 2007 -15% à -25% les années précédentes
Pour trouver une année à l’équilibre, il faut remonter à 15 ou 20 ans !
Avec des ratios de cette nature, le retour à l’équilibre n’est pas pour 2012 ni même pour 2014, mais il me parait indispensable de participer à une pression sur les pouvoirs publics pour l’atteindre le plus vite possible.
Aidons Bruxelles à nous aider !

Didier Margerand
Dirigeant d'ENAG - Vice Président du Club d'Entreprises de Cornouaille

NB Distinguer :
- Déficit « budgétaire » (= Etat) et
- Déficit « public » (=Administrations publiques = Etat + Administrations de Sécurité Sociale (ASSO) + Administrations Publiques Locales (APUL) çàd les collectivités territoriales)

Points de vue / / Faire prendre conscience aux étudiants des attentes des chefs d’entreprises

« Opération 1 jour 1 métier »
A l'initiative du Club d'Entreprises de Cornouaille et du Rotary Club de Quimper, la 3ème édition de l'opération "1 jour 1 métier" a vu 179 étudiants de 1ère année de l'IUT Tech de Co de Quimper accueillis dans des entreprises par 70 tuteurs commerciaux seniors.
Notre objectif était à cette occasion, rappelons le, de leur faire prendre conscience des attentes du monde du travail alors même qu'ils démarrent leur parcours universitaire et qu'ils ont eu leur bac voici 5 mois seulement.
Avant leur stage, ils devaient adresser un mail de présentation de leur CV à leur tuteur.
Chacun des 179 mails a fait l'objet d'une analyse personnalisée par les tuteurs.
Si les étudiants ont pour la plupart été considérés comme motivés et sympathiques par ceux-ci, l'état des lieux est malheureusement un peu décevant pour la partie écrite, comme pour les 2 éditions précédentes.
En synthèse, 1/3 des étudiants sont parfaits sur ce point et présentent un potentiel intéressant, 1/3 sont moyens, et on peut se demander comment le 1/3 restant a pu avoir son bac tant sa capacité de communication écrite est médiocre.
Question d'éducation des parents probablement puisque ceux qui sont parfaits ont suivi les mêmes cours que les autres ?
Reste que cette opération a permis à de nombreux étudiants de mieux comprendre pourquoi ils font des études et ce que les chefs d'entreprises attendent de leurs collaborateurs.
Nombreux sont ceux qui ont bien intégré que la fonction commerciale est vitale pour l'entreprise dans un environnement bousculé par la crise économique.
Ils ont enfin compris, il faut l'espérer, que, faute d'une communication écrite adaptée aux codes des recruteurs, ils n'accèderont pas aux jobs dont ils rêvent.
Dernier atout de cette opération : Les tuteurs, chefs d'entreprises, commerciaux expérimentés, ont pris conscience qu'en tant que parents, nous avons tous une co-responsabilité vis à vis de l'éducation de nos enfants.
En effet, lors de la réunion de synthèse de l'opération à l'IUT, à la question posée : Lisez-vous au moins un livre par mois ? 11 étudiants ont répondu par l'affirmative soit 6% du total.
Le pourquoi du manque de savoir faire écrit des étudiants tient dans cette statistique.
Il faut la rapprocher des 99% de jeunes qui jouent quotidiennement à un jeu vidéo (Ouest-France 23 déc. 2009)
Il y a donc urgence à dire à nos jeunes d'arrêter de regarder passivement la télévision et de lire !!!
Enfin, quelques questions qui dérangent :
Quid de l'exemple des parents ? Les enfants ne font que reproduire ce qu'ils observent.
Quid du message passé par les professeurs ? Si certains sont conscients de leur responsabilité pour accompagner les jeunes vers la réussite, pas seulement scolaire ou universitaire mais humaine, et nous en connaissons beaucoup à l'IUT de Quimper, un certain nombre d'entre eux ne connaissent le monde de l'entreprise que de très loin, n'y ont jamais mis les pieds, ont des à prioris souvent négatifs, et il y a fort à parier que l'opération 1 jour 1 métier leur ferait beaucoup de bien...

Mais ça c'est une autre Aventure...

Daniel Champs
Porte Parole du Club d'entreprises de Cornouaille
Dirigeant de l'entreprise Carouest.com
Organisateur de l'opération 1 jour 1 métier.

Points de vue / / Point de vue septembre 2009 : Ne tuons pas la poule aux oeufs d’or !

« Ne tuons pas la poule aux œufs d’or !! (suite) »

Dans notre rubrique « point de vue » de mai, nous redoutions que certains comportements de salariés conduisent des entreprises de notre région à se délocaliser.
Avec la liquidation d’AsteelFlash à Douarnenez, qui vient d’être décidée ce début septembre, nous avons là un bel exemple de ce que nous appelions «la disparition de la poule aux œufs d’or ».
Rappel des faits : AsteelFlash Douarnenez, entreprise de 134 salariés, confrontée à la crise économique que chacun connaît (elle fabrique des composants en sous-traitance pour l’industrie) envisage de licencier 44 salariés en mai 2009.
Le cortège désormais habituel de réactions des salariés (revendications déraisonnables, manifestations répétées, blocage de l’usine, grève de la faim), aveuglés par des leaders peu responsables, conduit à un point de non retour qui ne permet pas de trouver une issue raisonnable et rationnelle à la situation.
On connaît la suite : Mise en redressement judiciaire le 18 juin, puis liquidation le 4 septembre 2009. Espérons que la liste ne s’allonge pas !
Résultat : Au lieu de 44 emplois, ce sont 134 qui disparaissent.
Il va falloir maintenant que la collectivité, donc les impôts des entreprises pour l’essentiel, prenne en charge les 134 personnes qui vont chercher un emploi, de préférence dans leur secteur (on peut le comprendre).
Le problème est que la Cornouaille est excentrée et que les investisseurs ne se pressent pas pour installer de nouvelles usines à l’écart des lieux de consommation des clients français ou européens.
Moralité : Dans notre région et plus qu’ailleurs, notre comportement devrait être plus constructif, à la recherche d’un dialogue permanent, moins extrémiste qu’ailleurs afin de réussir plus vite qu’ailleurs les investissements de développement, de passer mieux qu’ailleurs les caps difficiles et de donner l’envie aux investisseurs de venir implanter des entreprises : ils passeront sur notre handicap d’éloignement géographique, parce que le climat social est agréable, la recherche du bon compromis est privilégiée, et la lutte des classes est un concept dépassé.
Notre caractère Breton nous y prédispose, notre sérieux, notre assiduité et notre ardeur au travail sont reconnus par ceux qui nous connaissent bien.
Encore faudrait-il que cette réputation passe les frontières et soit le reflet de la réalité.
Au Danemark, où cette culture du dialogue social constructif est la règle depuis toujours, où le patron n’est pas perçu comme un ennemi mais plutôt comme un maillon indispensable, le chômage est à 3%.

A quand une Bretagne à la Danoise ?

Daniel Champs
Porte Parole du Club